1. 14:31 13th Nov 2012

    Notes: 3

    Une éthique de la justice

    Décidément, tout s’en va, emporté par les torrents de trivialité.

    Ils avaient bien de la chance, les contemporains d’Emile Zola. Car derrière ce titre tonitruant, J’ACCUSE, asséné pour prendre fait et cause pour le Capitaine Dreyfus, il y avait une littérature éblouissante, un courage politique et physique, une éthique de la justice, une conception exigeante de la liberté, d’abord pour l’autre, et un consentement à l’altérité dans un climat politique survolté.

    Aujourd’hui où ce qui est minuscule fait grand tapage en tombant, ce détournement du cri de tonnerre de Zola résonne pathétiquement comme un couic de déroute. Avoir été membre du comité de parrainage lors de la création d’Anticor, sans être encore membre de l’association, témoigne à la fois du sens de l’engagement citoyen dans la responsabilité politique, et de la place qu’occupe la vigilance citoyenne dans la vitalité de la démocratie.

    La Justice accomplit son œuvre, par l’office des magistrats qui requièrent et jugent au nom du peuple français, en conscience et conformément aux dispositions du code pénal. Pas de place pour le désarroi qui se déguise en incantation littéraire. 

     Christiane Taubira

     
  2. Mon actualité, mode d’emploi

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  3. Je suis de la vieille école.
J’aime le papier. Le livre-papier, avec ses feuilles qu’on tourne en mouillant le majeur droit à la salive, qu’on retourne entre ses mains avant de l’acheter, que l’on tâte, que l’on caresse, que l’on feuillette, dont on lit la page de garde en diagonale pour préserver les surprises, et que l’on tient dans son lit après un bain aux huiles essentielles, du jazz en fond musical.
J’aime la peau, le corps, le regard, j’aime toucher les gens, j’aime leur presser la main, j’aime ces moments où j’ai l’impression de connaître déjà des personnes que je rencontre pour la première fois. J’aime les contretemps et les contrepieds.
Voilà pourquoi je vous parle de la peau des livres et de la peau des gens pour vous souhaiter la bienvenue, ici, dans mon tepee virtuel.
Christiane
VOIR LE SOMMAIRE :  tribunes, entretiens, actualité…

    Je suis de la vieille école.

    J’aime le papier. Le livre-papier, avec ses feuilles qu’on tourne en mouillant le majeur droit à la salive, qu’on retourne entre ses mains avant de l’acheter, que l’on tâte, que l’on caresse, que l’on feuillette, dont on lit la page de garde en diagonale pour préserver les surprises, et que l’on tient dans son lit après un bain aux huiles essentielles, du jazz en fond musical.

    J’aime la peau, le corps, le regard, j’aime toucher les gens, j’aime leur presser la main, j’aime ces moments où j’ai l’impression de connaître déjà des personnes que je rencontre pour la première fois. J’aime les contretemps et les contrepieds.

    Voilà pourquoi je vous parle de la peau des livres et de la peau des gens pour vous souhaiter la bienvenue, ici, dans mon tepee virtuel.

    Christiane

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  4. Que savent-ils de la Justice ?

    Ainsi, comme il était à prévoir, le bruit et la fureur se sont tassés. Jusqu’à la prochaine ? La prochaine quoi, au fait ? Leur prochaine panique. Chaque fois qu’un acte mettra en lumière, de façon rigoureuse, l’impasse de leur politique passée, ils feront diversion par des cris et anathèmes. Ils ne supportent pas l’idée de notre efficacité. C’est pourtant l’épreuve que nous imposerons à chacune de nos décisions. La Justice n’est pas un terrain d’affrontements partisans. Car elle structure la démocratie.  Elle est le lieu où se garantissent nos libertés individuelles et nos libertés publiques, où se définissent, en équité ou en égalité, nos obligations.  Parce que les derniers gouvernements ont infligé à la Justice des marqueurs de partialité ou de sectarisme, ils ont fait croire qu’il existe une justice de droite, brutale. Et pour faire miroir, ils inventent une Justice de gauche, laxiste.  Il n’y a pas miroir lorsque, au démantèlement de l’arsenal juridique, judiciaire et administratif sur la délinquance économique et financière, nous répondrons par le rétablissement des incriminations, des sanctions, du délai de prescription sur les abus de biens sociaux. Il y a réparation. En temps normal. Plus encore en temps de grande précarité. Il n’y a pas miroir lorsque des complaisances de caste se traduisant par un bouclier fiscal, un paquet fiscal, l’allègement de l’impôt de solidarité sur la fortune ont conduit à creuser le déficit, aggraver la dette publique, fragiliser les capacités d’Etat sur la solidarité sociale, et que nous redemandons à chacun de contribuer selon ses capacités.  Il y a réparation. Pour le reste, qui demeure l’essentiel, il n’y a pas justice de gauche contre justice de droite. Il y a la Justice. Et une Ethique de la Justice.  Et notre haute conception de cette mission dans une démocratie. Le lieu par excellence du lien social, fondé sur la confiance. Les Français ont mis grande passion et plusieurs générations à édifier des institutions démocratiques. En contestant vivement les ordres inégalitaires. Une passion pour l’égalité et la citoyenneté.  Dans la société désormais apaisée, il nous revient de construire une justice pénale qui fixe la peine avec justesse et utilité, protège les citoyens en réduisant la récidive qui fait toujours de nouvelles victimes, œuvre à l’inclusion et à la réinsertion de ceux qu’elle aura été amenée à punir. Il nous incombe de  veiller à ce que la justice civile soit proche, prompte et efficace afin de répondre vite et bien aux besoins d’arbitrage sur les difficultés qui minent le quotidien de millions de citoyens. Il nous appartient de faire que la justice sociale soit diligente et rétablisse la balance entre le fort et le faible. Un quinquennat de justice et de justice sociale. Tel fut l’engagement pris par le Président de la République devant les Français. Vital, en ces temps où chacun ressent comme une injustice d’être appelé aux sacrifices alors qu’il fut exclu des libéralités au temps des abondances. « Gouverner, c’est maintenir les balances de la justice égales pour tous » disait F.D. Roosevelt.

     
  5. Harcèlement sexuel : la fin de l’impunité

    Le harcèlement sexuel retrouve une existence juridique : le premier projet de loi du quinquennat entré en discussion le mercredi 11 juillet au Sénat a été adopté à l’unanimité des deux assemblées le 31 juillet. Une procédure accélérée par laquelle le gouvernement exprime sa prise en compte de l’urgence dans laquelle se trouvaient les victimes depuis l’abrogation de la précédente loi par le conseil constitutionnel en mai dernier : notre texte propose une nouvelle définition du délit et des peines graduées. Il est le fruit d’un travail concerté avec le ministère des droits des femmes et se nourrit des nombreuses propositions de loi émanant en particulier du Sénat.

    Lire le dossier de presse sur le site du ministère de la justice.

    La loi ” Harcèlement sexuel” est la première de ce gouvernement.

    Signature de la première loi du quinquennat Signature de la première loi du quinquennat Hollande

     
  6. tribunal pour enfants

    "100 ans. Le temps depuis le 1er tribunal pour mineurs. Pour enfants en danger et enfants délinquants. Protéger et punir. Eduquer." ( @ChTaubira, 22 juillet 2012 )