1. Je suis de la vieille école.
J’aime le papier. Le livre-papier, avec ses feuilles qu’on tourne en mouillant le majeur droit à la salive, qu’on retourne entre ses mains avant de l’acheter, que l’on tâte, que l’on caresse, que l’on feuillette, dont on lit la page de garde en diagonale pour préserver les surprises, et que l’on tient dans son lit après un bain aux huiles essentielles, du jazz en fond musical.
J’aime la peau, le corps, le regard, j’aime toucher les gens, j’aime leur presser la main, j’aime ces moments où j’ai l’impression de connaître déjà des personnes que je rencontre pour la première fois. J’aime les contretemps et les contrepieds.
Voilà pourquoi je vous parle de la peau des livres et de la peau des gens pour vous souhaiter la bienvenue, ici, dans mon tepee virtuel.
Christiane
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    Je suis de la vieille école.

    J’aime le papier. Le livre-papier, avec ses feuilles qu’on tourne en mouillant le majeur droit à la salive, qu’on retourne entre ses mains avant de l’acheter, que l’on tâte, que l’on caresse, que l’on feuillette, dont on lit la page de garde en diagonale pour préserver les surprises, et que l’on tient dans son lit après un bain aux huiles essentielles, du jazz en fond musical.

    J’aime la peau, le corps, le regard, j’aime toucher les gens, j’aime leur presser la main, j’aime ces moments où j’ai l’impression de connaître déjà des personnes que je rencontre pour la première fois. J’aime les contretemps et les contrepieds.

    Voilà pourquoi je vous parle de la peau des livres et de la peau des gens pour vous souhaiter la bienvenue, ici, dans mon tepee virtuel.

    Christiane

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  2. Tel est notre cap

    Vous êtes si nombreux à m’adresser de magnifiques messages de confiance et d’encouragements que je ne peux satisfaire au plaisir de répondre à chacun d’entre vous.

    La campagne électorale a donné une odeur de souffre à une campagne de discrédit. C’est une bien laide façon de faire de la politique ou de l’information, pour les quelques uns qui s’y sont commis.

    Ce tapage, qui se veut intimidant, ne saurait occulter l’essentiel. 

    Merci à chacun d’entre vous. Votre confiance m’est précieuse.

    On est en droit de tenir en aversion les brutalités qui furent infligées aux citoyens par des politiques fiscales, économiques, sociales, qui ont livré sans emploi, sans revenu, sans ressources de plus en plus de personnes à la précarité, à l’appauvrissement, au déclassement social, à l’angoisse du lendemain.

    Le Président de la République a rappelé le rêve français : ouvrir le chemin pour la génération suivante.

    Les politiques, les décisions, les actes que nous devrons mettre en œuvre visent à réconcilier, à réparer, à redonner espoir et recréer des conditions collectives de prospérité et individuelles de bien-être. Avec courage, persévérance et inventivité. En retissant le lien social.

    Le service public de la Justice y prendra sa part, toute sa part. Les magistrats l’entendent ainsi, les greffiers et les fonctionnaires qui chaque jour animent ce service public, également. Les partenaires de l’Institution judiciaire, avocats et autres professions juridiques et judiciaires partagent cette ambition, voire la fierté de mobiliser à nouveau cette matière noble que sont les intelligences, l’énergie, l’expérience et la volonté de rendre à cette magnifique mission, si structurante pour la démocratie, le lustre et la force d’un droit juste, appliqué avec le discernement dont s’honorent les acteurs de justice, dans des procédures contradictoires.

    Tel est notre cap. Nous poursuive qui peut. « Monter, grimper…mais se hisser ? Oh ! Combien c’est difficile ». René Char

    Christiane Taubira, le 26 mai 2012