1. La dernière journée de campagne

    Ce vendredi 04 mai, était la dernière journée de cette campagne électorale en vue de l’élection présidentielle 2012.

    Je l’ai passée en Seine Saint Denis. Aulnay-sous-Bois, Aubervilliers, Sevran.

    Les porte-à-porte et les visites de terrain sont les instants qui me réjouissent le plus dans ces campagnes de terrain.

    A mon arrivée à Aulnay, je vous ai rencontrés au marché « la rose des vents », accompagnée  de Daniel Goldberg, de Gérard Ségura et d’Ahmed Laouedj.

    En viste à Aulnay

    ( De g.à d. : Daniel Golberg, député de Seine Saint-Denis, Gérard Ségura maire d’Aulnay-sous-Bois, Ahmed Laouedj président du PRG 93 )

    Je vous l’ai dit : je boude rarement mon plaisir, celui de la rencontre et du partage avec vous m’était à nouveau offert à Aubervilliers à la librairie « Les Mots Passants » pour une séance de dédicace de mon ouvrage ” Mes météores, combats politiques au long cours”

    Vous étiez aussi au rendez-vous place de la mairie pour  notre rassemblement Républicain et Arc-en-Ciel, en présence d’Elizabeth Guigou, députée de Seine Saint-Denis. Avec votre coeur, vous nous avez entendues dire l’urgence ultime d’être tous au rendez-vous ce dimanche 6 mai.

    Rassemblement Aubervilliers

    Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon. élu de terrain, engagé, mobilisé m’a accueillie à son tour dans sa ville, la vôtre, aux Beaudottes nous nous sommes souvenus ensemble qu’après la Présidentielle viendraient les législatives.

    Visite aux Beaudottes ( Sevran )

    ( Voir l’article du Parisien )

    Je suis revenue à  Aulnay, je vous au parlé au café du centre social Albatros et j’ai rencontré avec les jeunes créateurs d’entreprise dans les quartiers populaires d’Aulnay l’association creo adam.
    Enfin, votre présence en nombre m’a comblée de joie et d’espoir pour ce 6 mai,  à la  Réunion publique au réfectoire de l’école Croix Rouge en présence du Maire d’Aulnay, de D.Goldberg et du premier secrétaire fédéral du PS

    L’album photo de la journée en Seine Saint-Denis

     
  2. Meeting de Nice

    Un grand meeting de soutien à François HOLLANDE est organisé par la section du parti socialiste des Alpes-Maritimes, toute la soirée,  jeudi 3 mai au Palais de la Méditerranée à Nice.

    Ce rendez vous public intervient 3 jours avant de passer aux urnes, c’est un moment majeur de notre mobilisation, la salle du Palais de la Méditerranée pouvant accueillir plus de 1000 personnes.

    Au lendemain du débat d’entre-deux-tours, à trois jours du vote, interrogée par France 3 Côte d’Azur j’exprime ma détermination à combattre le candidat UMP.

    Aux côtés de Patrick Allemand, Premier Secrétaire de la Fédération du Parti socialiste dans lesd Alpes Maritimes, j’interviens à ce meeting en qualité de représentante particulière du candidat François HOLLANDE et membre de son Conseil politique et de son Comité stratégique, afin de tous vous rassembler autour  du candidat socialiste le 06 mai prochain.

    Le conseiller général PRG des Alpes Maritimes, Patrick Mottard, évoque dans son blog le bonheur que nous partageons pour cet ultime rendez-vous de campagne , ainsi qu’il le formule avec élégance, dans son pays,  “terre de mission, loin des médias nationaux”.

    La fédération PRG des Alpes-Maritimes ne cache rien non plus de nos enthousiasmes dans la dernière ligne droite de cette campagne fraternelle pour une République exemplaire…

    Les temps forts du meeting sont aussi relatés par nicematin.com :  un compte rendu dense auquel j’apporte cette nuance importante : l’expression ‘y en a marre’ n’est pas de mon champ lexical…mon propos exact a été : ” Que vaut la démocratie lorsqu’une clique, une caste, une bande fait main basse sur l’appareil d’Etat ? “…et reprenant une phrase de François Hollande au Bourget j’ai ajouté “il aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent”….

    Christiane Taubira

     

     

     
  3. Stature présidentielle ? ( 3 )

    « Je suis de ceux qui disent non à l’ombre » Aimé Césaire.

    Une campagne de deuxième tour est propice au manichéisme. Deux candidats s’affrontent. Le paysage politique devient binaire. Un duel. A coups de joutes et d’ironies. On goûte volontiers l’esprit caustique, d’un côté ou de l’autre. Nous n’avons tel plaisir que d’un côté, cette fois-ci. De l’autre, la glissade s’est poursuivie jusqu’au 3ème sous-sol du caniveau. Un député, déshonorant la belle fonction parlementaire, lâché dans un meeting comme dans un combat de boue, tient des propos crapoteux, plus humiliants pour lui que pour ses cibles. C’est que le ton est donné en haut lieu. Pas de limites. Les fantassins comprennent : pas de quartier ! C’est un fait que la tenue du candidat fait la tenue de la campagne.

    Nous connaissons ce risque du manichéisme. Nous qui aimons la belle politique, la majuscule, celle qui se soucie de tous et de chacun, allie le vivre ensemble français et le buen vivir sud-américain, nous nous fixons quelques règles. D’abord, l’une qui me vient de mon éducation : traiter l’adversaire avec respect et l’ennemi sans haine. Une autre, par éthique : demeurer résolument sur le champ politique. Jamais la moindre incursion dans le champ privé ou personnel. Et puis, avouons, nous savourons ces rendez-vous démocratiques. Alors nous mettons un soin particulier à nos atours. Ces ressorts qui, chaque jour, nous donnent envie de faire notre part, nous prenons le temps de les présenter, de dire le sens de ce moment de notre vie que nous consacrons aux autres, parce que chacun est précieux et pour que chacun puisse prendre soin d’autres. Bien vivre ensemble. Je connais des députés de la droite républicaine qui agissent et raisonnent ainsi. Je pense à Etienne Pinte. Et à quelques autres.

    C’est notre souci. Et nous en connaissons les conditions : une société qui retrouve confiance et paix, afin de mobiliser ses énergies et ses intelligences. Aucune chance avec celui qui « veut faire de la France une nouvelle frontière future de la civilisation du 21ème siècle ». Car telle est la dernière ambition du candidat de l’UMP. Cette hantise de la frontière et de la civilisation devient monomaniaque. Régis Debray fait l’éloge des frontières comme remparts permettant des contre-pouvoirs ; le contraire de l’écrasement de tous les pouvoirs. La frontière est aussi le lieu physique où l’on sait que commence la rencontre avec l’autre. Aucune chasse aux voix ne peut rendre ordinaire et inoffensive cette charge contre les engagements européens de la France, ni anodine cette déclaration d’hostilité au reste du monde. Des propos ministériels et présidentiels ont, tout le quinquennat durant, donné le la en fustigeant l’autre, le différent. A posteriori, ils renseignent sur cette ambition dernière.

    Aucun étranger ne pourra jamais faire plus de mal à la France. Car aucun ne pourra ainsi brouiller l’idée même de ce qu’est ce pays, par son histoire, ses cultures et ses luttes, l’idée de ce qu’il est dans la tête de ses habitants et de la place qu’il occupe dans l’imaginaire universel, comme référence, comme recours, comme preuve d’un autre destin possible, espoir vibrant qui tient chaud aux opprimés qui, chez eux, bravent des pouvoirs autoritaires.  

    « Où que nous regardions

    L’ombre gagne

    L’un après l’autre les foyers s’éteignent

    Le cercle d’ombre se resserre

    Mais je suis de ceux qui disent non à l’ombre

    Ah tout l’espoir n’est pas de trop pour regarder le siècle en face »

    Christiane Taubira, 2 mai 2012

     
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